Fédération des barreaux d’Europe

CRIMINAL LAW AND THE COUNCIL OF EUROPE - ENG, FR

CRIMINAL LAW AND THE COUNCIL OF EUROPE

The Parliamentary assembly of the Council of Europe has voted a resolution of profound significance for the Rule of Law within States and the protection of human rights. It aims at protecting criminal justice systems throughout Europe from any politically motivated interference.

However, this protection is dependent on the degree of independence enjoyed by public prosecutors as well as lawyers, as well as the quality of the procedural laws and the material resources available to lawyers.

In countries like France or Germany, where public prosecutors are more firmly tied to their national authorities, judges and attorneys for the defence should be able to play a more active role in the investigation.

The Assembly calls for upholding a fair balance – especially for current projects in France or Germany – between players who enjoy this kind of independence (judges, defence attorney) and the State Counsel’s Office and the Police, which do not have this kind of independence.

It shows that "these reforms might also require reinforcing the independence of the State Counsel’s Office to guarantee the independence of the entire criminal justice system and avoid any politically motivated interference".

The Assembly described the situation in 4 countries : the United Kingdom, France, Germany and the Russian Federation.

It calls on all member States to reinforce the balance of forces between the State Counsel’s Office and the defence, especially by allotting sufficient resources to the legal system, including legal aid, granting important procedural rights to the defence attorneys, including during the preliminary enquiry, and in reinforcing the autonomy of the Legal System.

Michel BENICHOU President of the European Bars Federation

JUSTICE PENALE ET CONSEIL DE L’EUROPE

L’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a voté une résolution d’importance fondamentale pour l’Etat de Droit et la protection des libertés individuelles. Il s’agit de protéger à travers l’Europe les systèmes de justice pénale de toutes ingérences motivées par des considérations politiques.

Or, cette protection dépend du niveau d’indépendance dont jouissent les procureurs ainsi que les droits procéduraux et les ressources matérielles dont disposent les avocats.

Dans des pays comme la France ou l’Allemagne, où les procureurs sont plus étroitement liés à leur hiérarchie, les juges et les avocats de la défense doivent pouvoir jouer un rôle plus actif au cours de l’instruction.

L’Assemblée appelle à maintenir un juste équilibre – dans le cadre notamment des projets en cours en France ou en Allemagne – entre les acteurs qui jouissent d’une réelle indépendance (juge, avocat de la défense) et le ministère public et de la police qui n’ont pas cette indépendance.

Elle indique "ces réformes pourraient également nécessiter le renforcement de l’indépendance du parquet afin de garantir celle du système de justice pénale en général et d’éviter toute ingérence motivée par des considérations politiques".

L’Assemblée décrit la situation de 4 pays : le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, la Fédération de Russie.

Elle invite tous les Etats membres à renforcer l’égalité des armes entre le ministère public et la défense notamment en allouant les ressources nécessaires au système judiciaire y compris pour l’aide juridique, en accordant des droits procéduraux importants aux avocats de la défense y compris au cours de l’enquête préliminaire et en renforçant l’autonomie de la Justice.

Michel BENICHOU Président de la Fédération des Barreaux d’Europe



Resolution 1685